Archives pour la catégorie Démocratie

Budget 2019

Lors du conseil municipal du 26 mars nous devions nous prononcer sur le budget primitif 2019. Habituellement nous votons pour la majeure partie des délibérations proposées car elles engagent l’avenir de la commune et font partie des actes nécessaires au bon fonctionnement de la collectivité. Mais là, ni le document support du budget ni les réponses apportées par la Majorité en séance ne nous ont convaincus du bien-fondé de certaines orientations prises pour 2019. Et pour cause, alors qu’un prêt de 1 million 300€, correspondant normalement à l’enveloppe des travaux d’économie d’énergie, a déjà été réalisé, nous retrouvons 700 000€ provisionnés à nouveau sur l’EHPAD. En réponse à notre étonnement, il nous a été dit que cela relevait de l’artifice comptable pour équilibrer les dépenses et recettes mais qu’il n’y avait pas d’affectation particulière. Une telle somme inscrite sans objet s’apparente à une erreur de gestion !

Sans vouloir faire une bagarre de chiffres, nous ne comprenons pas davantage pourquoi ceux publiés dans le « Plédranais » ne correspondent pas avec les chiffres des documents officiels. En effet dans le Plédranais d’avril, il est écrit que 500 000€ de subventions ont été attribués pour le restaurant scolaire et l’UPC alors qu’au compte administratif 2018 (CA qui équivaut à la clôture des comptes) il est noté 150 000€ auxquels s’ajoutent 175 000 attendus au budget 2019 soit 325 000€. Où est passé le delta de 175 000€ ?

L’information est identique pour les subventions de la Maison des Associations : Au CA de 2018 nous trouvons, 130 000€ inscrits et 238 200€ programmés sur le budget 2019 soit 368 200 alors que le « Plédranais » affiche 396 000€. Ici l’écart est moindre mais tout de même de 28 000€.

Où se situe l’exactitude des comptes communaux ? Dans le « Plédranais » ou dans les documents officiels ?

Quel mobile pousse la Majorité à donner des chiffres différents ?

Nous avons aussi relevé que la Maison des Associations avoisinait les 914 000€ HT hors aménagements extérieurs qui, eux, passent sur le budget de la rue des Ecoles (501 000€). Nous regrettons que le coût initial de ce projet soit largement dépassé malgré les subventions obtenues et surtout qu’il ne reste plus que 350 000€ pour les 120 km que constitue l’ensemble de la voirie. Or, si les routes ne sont pas entretenues régulièrement, leur remise en état ne sera que plus difficile et plus onéreuse. Quant aux chemins ruraux, en 2018, il avait déjà été accordé 30 000€ mais visiblement 0€ dépensé ; il est donc normal que ce compte soit crédité du double cette année !

Tous ces constats ainsi que le surdimensionnement de l’UPC, nous ont amenés à voter contre ce budget 2019.

Déclaration de la minorité au Conseil Municipal du 27 novembre 2018

Monsieur le Maire,
Dans le dernier numéro du bulletin municipal, la présentation de notre expression a été retouchée, ce après la commission communication, vraisemblablement afin de minimiser l’appel au rassemblement de samedi dernier sur le dossier «réduction horaire des services de la Poste ». A ce sujet, en mars 2018, la motion rédigée conjointement et votée à l’unanimité demandait le maintien des 29 heures d’ouverture par semaine. Or, au final la négociation que vous avez menée a abouti à une réduction drastique de 9 heures
Par ailleurs, à plusieurs reprises, ces derniers mois, vous nous avez sollicités pour modifier notre expression dans le Plédranais, ce que nous avons refusé. Les termes du règlement intérieur en vigueur stipulent que le contenu est libre. Seuls des propos diffamatoires peuvent amener une censure, ce n’est jamais arrivé !
Nous pensions sans doute naïvement, que nos échanges du 7 novembre dernier auraient permis de travailler pour les Plédranais plus sereinement.
Pour notre groupe, ces agissements démontrent le non-respect de la démocratie à Plédran.
Afin de marquer notre désapprobation, nous quittons le Conseil municipal.

Rassemblement citoyen pour la défense du bureau de poste

Rassemblement citoyen pour la défense du bureau de poste
Place Julien Tanguy
Samedi 24 novembre 2018 à 11h

L’ouverture du bureau de poste de Plédran va passer de 28h45 à 19h30 début 2019 par semaine.
Cette nouvelle donne nous montre à quel point la Poste n’entend plus honorer sa mission de service public. Et ce qui nous étonne, c’est l’aval de M. le Maire pour de tels changements. Les arguments avancés sont toujours les mêmes : diminution du courrier, moins de passages au bureau, montée en puissance des communications internet et surtout difficultés financières car moins de rentabilité…
En admettant certains propos, tel le développement de l’internet, il reste malgré tout un pan du service qui ne sera plus assuré et cela est très dommageable notamment pour la partie la plus fragilisée de la population à savoir nos aînés et les plus démunis.
Alors pourquoi M. le Maire se satisfait-il de cette situation ? Il dit avoir gagné 4h d’ouverture sur la demande de la Poste, mais la vraie lecture est que RÉELLEMENT nous avons perdu 8h15 !
S’il est de bon ton de regarder le verre à moitié plein, il aurait été plus judicieux d’associer l’ensemble du Conseil municipal, comme à Hillion, à la réflexion et aux négociations pour conserver l’amplitude horaire. Faire cavalier seul, est-ce une attitude pour se prévaloir de savoir négocier ou pour ne pas déplaire à la Poste ?
Avec de telles restrictions d’ouverture, nous atteignons un seuil critique pour la viabilité à terme de notre bureau, d’ici 2 à 3 ans. Moins d’ouverture entrainera nécessairement moins de clients !
Nous ne comprenons absolument pas que l’ensemble du Conseil Municipal, voire la population, n’aient pas été informés et conviés en juin à cette réflexion sur la question fondamentale de service public. La fermeture partielle était actée depuis début juillet (date confirmée par M. le Maire en conseil municipal du 23 octobre). La Minorité l’a appris par voie de presse fin septembre alors que nous avions demandé à en échanger au conseil municipal de septembre !
Où est passée l’expression démocratique ?
Est-ce là une manière de procéder vis-à-vis de la population ? Nous ne le pensons pas.
Mais ce qui nous intéresse surtout, c’est de sauver ce bureau qui a toute son utilité sociale dans une commune de plus de 6500 habitants. Nous croyons encore à l’existence d’un bureau digne de ce nom et nous voulons le démontrer aux responsables de la Poste. Cependant, cela ne peut se faire qu’avec vous, Plédranaises et Plédranais, aussi nous vous invitons à un

Rassemblement citoyen pour la défense du bureau de poste
Place Julien Tanguy
Samedi 24 novembre 2018 à 11h

Venez nombreux, il en va de la pérennité de notre bureau de poste

Plédranais mars 2017 : Dormez tranquille braves gens !

Article de l’opposition dans le Plédranais de mars 2017

Voilà trois ans que l’actuelle majorité municipale a été élue. Nous sommes donc en droit d’attendre des projets prêts à démarrer, faute d’en voir en cours de réalisation. Pas besoin de vous les détailler puisque rien n’est commencé.
Cette situation contraint Monsieur Le Maire à disserter sur l’air du temps. Voyez son éditorial du bulletin municipal de février. Que peut-on en retenir ? Comme le chantaient autrefois sur tous les tons, les Chevaliers du guet « Dormez tranquille braves gens ».
Vient ensuite dans ce numéro, le compte rendu du Conseil municipal de décembre. Nous sommes surpris que certains points soient relatés avec force détails tandis que d’autres sont réduits à leur plus simple expression. Ainsi, il est étonnant de constater que la modification du temps de travail du personnel municipal soit traitée sur plus de deux colonnes alors que l’élection des conseillers communautaires et la convention de coopération avec le CROUS – qui font pourtant plusieurs pages de présentation – sont évoquées sur moins d’une colonne au total. En fin de compte rendu, on nous invite à « retrouver les délibérations sur le site Internet de la ville ». Nous avons donc poussé la porte du site Internet, pour n’y trouver, hélas, que bien peu d’informations. Bien sûr, ce n’est pas le personnel qui est en cause puisque ce n’est pas lui qui définit la communication. Alors, parmi les élus de la municipalité « qui ont pleinement conscience de l’honneur de (nous) servir » selon Monsieur Le Maire dans son éditorial, qui est responsable de cette non-communication ?
« Dormez tranquille braves gens »…
Si par le passé, l’ouverture d’un site internet par les collectivités a pu parfois répondre à un effet de mode, aujourd’hui nombreuses sont celles qui en font une véritable vitrine. La majorité précédente avait ainsi initié le site de Plédran dans l’idée d’en faire un réel outil d’information à destination des ¨Plédranais et de ses visiteurs.
Un site internet est partout à l’image de la collectivité, de l’administration ou de l’entreprise qui le porte. Alors, à l’heure où on fait ses achats de toute nature ou ses actes administratifs sur la toile, comment peut-on délaisser à ce point ce portail de la ville de Plédran ?
De nombreuses informations ou de dossiers datent de 2014/2015, voire avant : il semble donc bien difficile d’avoir des outils de communication dynamiques, intéressants et mis à jour quand on n’a rien à annoncer qui soit nouveau, réel, daté.
A l’image du site Internet et de son laisser-aller, nous regrettons le temps où les grues et les camions s’activaient sur différents sites de la commune car cela prouvait son dynamisme.

Plédranais oct 2016 : Toujours se projeter

En cette rentrée scolaire, la hausse significative des effectifs de l’école publique démontre la vitalité démographique de la commune. Bien sûr cette bonne nouvelle a une contrepartie : elle implique nécessairement la création d’une classe supplémentaire. Les parents d’élèves se sont donc mobilisés comme vous avez pu le lire dans la presse locale. Les élus sont également montés au créneau en adressant des courriers à la Direction Académique : Michel Lesage, Député, Christine Orain et Jean-Marc Déjoué, Conseillers départementaux mais également l’Agglomération par la voix de Bruno Beuzit, Vice-Président et Stéphane Briend, Maire de Plédran. Dans une telle situation, vos élus, quel que soit leur échelon d’élection, sont là pour vous représenter, pour défendre vos intérêts et tous les appuis sont les bienvenus.

Dans le cas présent, la synergie a fonctionné et un demi-poste d’enseignant a été alloué par la Direction Académique. La commune doit maintenant y adjoindre un complément de poste d’ATSEM. C’est seulement à cette condition que les enfants pourront recevoir une éducation dans les meilleures conditions possibles.

Côté infrastructures, les classes créées en plus, (passage de 14 à 16 classes) lors de la conception du groupe scolaire en 2011 confirment le bienfondé du choix des élus et du comité de pilotage. La présence de l’école des Coteaux est également une réelle opportunité pour équilibrer les effectifs. Plédran dispose ainsi des capacités d’accueil pour répondre aux besoins des enfants et des familles.

L’élan démographique impulsé au cours des dernières années par la création de lotissements se traduit aujourd’hui par un nombre conséquent d’enfants dans les écoles. Parallèlement, les lotissements les plus anciens voient leur population se renouveler. En outre la commune possède encore des possibilités de développement sur des terrains vierges. Toutes ces composantes urbanistiques lui permettent donc d’être optimiste sur son avenir démographique.

Ainsi, les évolutions de population entraînent nécessairement des décisions politiques bien en amont des besoins des habitants. Et les besoins ne s’arrêtent pas à l’école. Il faut aussi maintenir un certain niveau d’équipement commercial et sanitaire, sportif et culturel. Et à Plédran même si les associations apportent leur concours sans compter à la création d’activités, les infrastructures relèvent du patrimoine communal.

Chaque décision doit donc se mesurer par ses impacts dans le temps, d’où la nécessité de se projeter au moins dans le moyen terme voire le long terme, si on veut entretenir une dynamique du développement.

Article de l’opposition dans le Plédranais d’octobre 2016