Bilan de mi-mandat : 3 ans déjà !

L’avis de l’opposition

Nous constatons que peu de réalisations ont vu le jour côté investissement, or il y avait urgence à lancer le restaurant scolaire et la cuisine centrale en début de mandat pour le bien-être des enfants notamment.
Et outre que cela est préjudiciable à l’économie locale, donc à l’emploi, c’est une perte de temps en termes d’équipements communaux.
La maison des associations, une priorité ? Pour nous, même si elle a sa raison d’être, nous pensons que le pôle Enfance Famille méritait d’être repensé auparavant.
Nous souhaitons aussi que le budget voirie soit revu car l’état des routes se détériore et cela, alors que les derniers hivers ont été cléments.
Quant à la construction de logements, un réel déficit s’installe. Le réveil risque d’être douloureux dans quelques années alors que nous avions pris un rythme de croisière intéressant pour le développement de la commune. Il suffisait juste d’avoir la volonté de créer des lotissements puisque les terrains sont, soit réservés, soit même en voie d’acquisition. Et Le Plan Local d’Urbanisme s’achève après 3 années d’attente pour peu de modifications au final.
Coté fonctionnement, nous réitérons la demande de création d’un poste d’éducateur de rue ainsi que d’actions en faveur de l’enfance jeunesse et d’éducation à la parentalité plutôt que la création d’un poste de policier municipal.
Nous déplorons toujours le fonctionnement des commissions ainsi que l’absence de réflexion globale sur les espaces verts, les bâtiments…. dont le traitement semble être réalisé au coup par coup sans schéma d’ensemble. Tout comme nous déplorons d’avoir été évincés du Conseil communautaire.
Et où est passée la belle réorganisation présentée en Conseil Municipal et dont les délibérations ne font même pas référence ? C’est ce genre d’illusion qui exaspère pendant que d’autres sujets beaucoup plus importants restent en suspens.
La gestion municipale ne se résume ni à la seule gestion du quotidien, même si elle est capitale, ni à l’organisation de festivités qu’au demeurant les associations savent très bien faire. On espère de l’anticipation, de l’accompagnement de la population avec des services de proximité, du développement d’infrastructures communales. Mr Le Maire, dans sa profession de foi de 2014, écrivait vouloir soutenir une politique pour le commerce, créer un cap sports, etc., autant de belles idées sur papier mais qui aujourd’hui sont en attente.
La gestion municipale c’est aussi donner sa place à toutes les représentations pour une plus grande transparence des décisions prises. Les comités de suivi ou de pilotage réunis pour être des chambres d’enregistrement ne traduisent pas une démarche de démocratie participative.

Le mot du président

Madame, Monsieur,

L’association Solid’Avenir a été créée après les élections municipales de 2014 à partir de la liste conduite par Maryse Raoult. Déjà trois ans d’existence pour cette association dont le but est d’une part d’accompagner les élus de la minorité municipale et d’autre part d’engager des réflexions sur le devenir de notre territoire de vie que sont la Commune de Plédran et l’Agglomération de Saint-Brieuc Armor. Susciter la réflexion, l’analyse, le débat sur Plédran, échanger sur les attentes de la population sont à la portée de toutes et tous.
Comme toute association, nous avons des adhérents avec un conseil d’administration et un bureau. En février dernier, j’en suis devenu le président, succédant à Yann Gillet qui a été le premier à animer notre association et que je remercie pour son investissement.
Notre volonté est aussi d’organiser des rencontres citoyennes et de communiquer sur différents sujets. Ainsi, au printemps 2016, nous avons diffusé à 3000 exemplaires, un papier intitulé « 2 ans déjà » qui donnait notre position sur les deux premières années du mandat du maire S. Briend.
Comme la réflexion et le débat ne doivent pas empêcher la convivialité, nous avons aussi à l’automne, une soirée festive.
Composée au départ de nombreux membres de la liste, Solid’Avenir voit ses effectifs augmenter avec des plédranais-citoyens qui nous rejoignent. C’est une très bonne chose. Alors vous aussi, prenez contact avec nous. Vous pouvez nous joindre par ce site internet de l’association mais aussi par Facebook ou tout simplement en passant voir nos élus de permanence le samedi matin à la mairie ou encore en me contactant directement. C’est avec plaisir que nous vous accueillerons.
Bien cordialement,
Michel Morin

 

Plédranais mai 2017 : Un budget en trompe l’œil!

Article de l’opposition dans le Plédranais de mai 2017

Décidément à Plédran dès qu’il s’agit de budget nous allons de surprises en surprises tant sur la forme que sur le fond. Celui de 2017 ne faillit pas à la règle de l’interprétation des chiffres car le budget qui vous a été présenté comporte quelques omissions.
Ainsi, le budget est annoncé pour 12 millions dans l’édito du dernier Plédranais, les recettes d’investissement sont ignorées, les dépenses sont globalement estimées à 5 millions et  seulement 3 millions sont détaillés. Quid du reste ?
Les Plédranais ont ils le droit à une copie revisitée de la réalité budgétaire ?
Dans la presse, nous avons lu que Mr Le Maire annonçait pompeusement que 90% des crédits votés en 2016 pour les investissements ont été dépensés. Dans ce journal, il écrit 80% alors que réellement ce taux est de 67% – ce qui a été confirmé en conseil municipal du 28 mars. Comment peut-on jouer à ce point avec les chiffres ? Vraisemblablement, ces manipulations de données sont destinées à valoriser l’action municipale d’une part et d’autre part à se qualifier de bon gestionnaire puisque les sommes prévues au budget voté ne sont pas dépensées !
Joli tour de passepasse !
On pourrait même se demander pourquoi nos impôts ne baissent pas avec un taux si faible d’investissement, et ce, d’autant que nous apprenons dans le numéro d’avril que la maison des associations ne démarrera finalement qu’en 2018. Elle avait pourtant été promise pour fin 2016.
Nous pouvons facilement admettre qu’il est parfois bon de différer une dépense d’investissement tout comme une dépense de fonctionnement pour mieux s’y prendre mais pas avec de tels ajournements.
A ce rythme-là, les carnets de commande des entreprises ne vont pas se remplir aisément. Il est d’ailleurs dommage que l’adjoint aux travaux n’est pas eu gain de cause auprès du maire pour obtenir une rallonge budgétaire car la voirie programmée à hauteur de 380 000€ est vraiment sous-estimée. A titre de comparaison, l’entretien de la voirie a coûté en moyenne 800 000€ par an de 2001 à 2014.
Côté fonctionnement, si les dotations d’Etat ont baissé, les recettes des impôts locaux n’ont jamais été aussi élevées. Par contre, on note un certain essoufflement car la dynamique due à une politique volontariste de création de lotissements jusqu’en 2014 ne va pas durer… Il serait bon d’y réfléchir rapidement sous peine de laisser la commune sans nouvelle urbanisation dans un futur proche.
Comme celui de 2016, le budget 2017 s’avère surdimensionné par rapport aux dépenses qui seront effectivement réalisées sur l’année courante, et surtout, il ne prépare pas l’avenir. Toutes ces raisons nous ont amenés à voter contre.

Plédranais mars 2017 : Dormez tranquille braves gens !

Article de l’opposition dans le Plédranais de mars 2017

Voilà trois ans que l’actuelle majorité municipale a été élue. Nous sommes donc en droit d’attendre des projets prêts à démarrer, faute d’en voir en cours de réalisation. Pas besoin de vous les détailler puisque rien n’est commencé.
Cette situation contraint Monsieur Le Maire à disserter sur l’air du temps. Voyez son éditorial du bulletin municipal de février. Que peut-on en retenir ? Comme le chantaient autrefois sur tous les tons, les Chevaliers du guet « Dormez tranquille braves gens ».
Vient ensuite dans ce numéro, le compte rendu du Conseil municipal de décembre. Nous sommes surpris que certains points soient relatés avec force détails tandis que d’autres sont réduits à leur plus simple expression. Ainsi, il est étonnant de constater que la modification du temps de travail du personnel municipal soit traitée sur plus de deux colonnes alors que l’élection des conseillers communautaires et la convention de coopération avec le CROUS – qui font pourtant plusieurs pages de présentation – sont évoquées sur moins d’une colonne au total. En fin de compte rendu, on nous invite à « retrouver les délibérations sur le site Internet de la ville ». Nous avons donc poussé la porte du site Internet, pour n’y trouver, hélas, que bien peu d’informations. Bien sûr, ce n’est pas le personnel qui est en cause puisque ce n’est pas lui qui définit la communication. Alors, parmi les élus de la municipalité « qui ont pleinement conscience de l’honneur de (nous) servir » selon Monsieur Le Maire dans son éditorial, qui est responsable de cette non-communication ?
« Dormez tranquille braves gens »…
Si par le passé, l’ouverture d’un site internet par les collectivités a pu parfois répondre à un effet de mode, aujourd’hui nombreuses sont celles qui en font une véritable vitrine. La majorité précédente avait ainsi initié le site de Plédran dans l’idée d’en faire un réel outil d’information à destination des ¨Plédranais et de ses visiteurs.
Un site internet est partout à l’image de la collectivité, de l’administration ou de l’entreprise qui le porte. Alors, à l’heure où on fait ses achats de toute nature ou ses actes administratifs sur la toile, comment peut-on délaisser à ce point ce portail de la ville de Plédran ?
De nombreuses informations ou de dossiers datent de 2014/2015, voire avant : il semble donc bien difficile d’avoir des outils de communication dynamiques, intéressants et mis à jour quand on n’a rien à annoncer qui soit nouveau, réel, daté.
A l’image du site Internet et de son laisser-aller, nous regrettons le temps où les grues et les camions s’activaient sur différents sites de la commune car cela prouvait son dynamisme.